Électrification au Canada
Au Canada, plusieurs juridictions sont en train d’étudier la faisabilité
d’une décision favorable à l’électrification des chemins de fer ou dans le cas
de Montréal, Québec, ont déjà implanté certaines technologies électriques sur
leur réseau ferroviaire :
- Ontario – Metrolinx/GO Transit
- Le réseau de GO transit dessert 61 gares sur 388 km de réseau routier avec
un nombre de passagers quotidien d’environ 160 000.
- Une étude sur l’électrification est en cours afin d’examiner la
faisabilité d’une électrification de tout le réseau de GO Transit,
comprenant sept corridors ferroviaires.
- Québec – AMT, Montréal
- L’AMT exploite des locomotives diesel et des locomotives électriques sur
son réseau, lequel dessert 59 gares sur 214 km de réseau routier avec un
nombre de passagers quotidien d’environ 70 000
- Étude de faisabilité en cours pour l’électrification du service
ferroviaire du service de train de banlieue dans la région de Montréal.
- Veuillez faire défiler pour lire l’étude de cas technologique de l’AMT
- Alberta – Alberta High Speed Rail
- Étude de faisabilité en cours pour une liaison ferroviaire électrique à
grande vitesse sur 300 kilomètres entre Calgary et Edmonton
- Veuillez faire défiler pour lire l’étude de cas d’Alberta High Speed Rail
- Québec/Ontario – Étude de faisabilité d’un projet de liaison ferroviaire à
grande vitesse pour le corridor Ontario-Québec
- Récompensé par le consortium EcoTrain en février 2009 pour mettre à jour
l’étude précédente réalisée en 1995.
Études de cas sur les technologies - Canada
Étude de cas sur les technologies nº 1
AMT, Montréal – Réseau de Trains de Banlieue – Fiche de renseignements
AMT exploite un vaste réseau de services de train de banlieue régionaux à
Montréal. De part et d’autre du Canada, ceci est le seul réseau de train de
banlieue qui se rapproche vraiment de l’exploitation de GO Transit en matière
d’envergure de l'exploitation, d'intensité du nombre de passagers et de
technologie utilisée. Alors que la plupart des services de l'AMT sont exploités
avec des locomotives alimentées au diesel, la ligne des « Deux montagnes » (la
ligne bleue sur la carte du réseau) est exploitée par des rames automotrices
électriques. L’électrification a été adoptée en même temps que le prolongement
de la ligne au centre-ville de Montréal en 1918 et s'est présentée comme une
solution au problème difficile visant à fournir une ventilation adéquate au
tunnel Mont-Royal, alors nouveau, de 220 mètres passant sous le sommet du
Mont-Royal.

La ligne rose desservant la région nord-est de Montréal (appelée Train de
l’est) ouvrira en 2010. Ce parcours traverse le tunnel du Mont-Royal. Un nouveau
lot de locomotives bi-modes pouvant fonctionner en diesel ou à l’électricité
fournira une unité motrice au parcours. Partout ailleurs sur le réseau, AMT
prévoit d’augmenter la capacité du nombre de passagers de 70 % grâce à
l'introduction de voitures à passagers à deux étages et l’achat de locomotives
bi-modes supplémentaires à ajouter au fréquences de service existantes.- Alors
que ces locomotives ne fonctionneront qu’en mode électrique sur la ligne Deux
Montagnes, une étude a été entreprise en 2009 visant à examiner le potentiel
d’une expansion du réseau de voies électrifiées.
| Ligne |
Deux Montagnes |
 |
| Réseau : |
Réseau de Trains de Banlieue |
| Société exploitante : |
AMT |
| Pays |
Canada |
| Service |
Banlieue |
| Matériel roulant |
RAÉ (Rames automotrices électriques) |
| Vitesse/Intervalle entre deux trains consécutifs |
120 km/h / 10 à 30 min |
| Électrification |
25 kV, 60 Hz |
Étude de cas sur les technologies nº 2
Étude de cas d’Alberta High Speed Rail - Calgary à Edmonton
La province d’Alberta a mandaté l’exécution d‘une étude approfondie visant à
examiner les avantages économiques de l’adoption d’un corridor ferroviaire à
grande vitesse entre Calgary et Edmonton. Une partie de cette étude a passé en
revue les avantages relatifs de l'emploi de différentes technologies sur la
ligne, dont les trains rapides à locomotives diesel (200 km/h), à turbine
électrique (250 km/h), trains rapides à locomotives électriques (300 km/h) et
trains à lévitation magnétique (450 km/h).
Aucun service ferroviaire régulier ne circule sur ce corridor. Aujourd’hui,
les gens doivent voyager entre 2,5 et 4 heures (de centre-ville à centre-ville),
par voie routière ou aérienne. Les promoteurs de projet pensent que le temps de
voyage sur ce corridor pourrait être réduit à 60 minutes seulement avec
l’ouverture d’une ligne ferroviaire à grande vitesse.

L’étude est achevée et a été publiée. Les résultats ont été présentés au
Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités, une
commission parlementaire fédérale étudiant le potentiel d’un service ferroviaire
à grande vitesse au Canada. Débutée en 2009, l’étude de la commission est en
cours. Une fois achevée, la commission fera des recommandations stratégiques au
gouvernement fédéral concernant le futur développement d’un service ferroviaire
à grande vitesse au Canada.